Le fil conducteur
J'ai commencé par le front-end, puis le développement créatif, puis le back-end, avant de piloter
la technique. Dix ans à passer d'un bout de la chaîne à l'autre, ce qui donne un profil full stack et
une conséquence très concrète : je juge une interface comme une architecture, et je vois assez tôt où
un projet va coincer, parce que j'ai tenu les deux bouts.
Le fil, c'est celui-là : des ERP, des CRM, des boutiques en ligne, des outils métier écrits il y a
quinze ans par quelqu'un qui est parti depuis, qu'il faut faire travailler ensemble. Le vocabulaire a
changé plusieurs fois, le métier non.
Je pilote aujourd'hui la technique de trois structures qui n'ont pas le même métier : Clevermint pour
le développement de solutions sur mesure, Wecocoon pour l'IA, Wibicom pour le marketing et la
communication digitale. Trois façons différentes de juger si un projet vaut la peine, ce qui aide à
trancher où l'IA apporte un vrai retour et où c'est un gadget.
L'intelligence artificielle n'a pas remplacé ce métier, elle l'a déplacé. Ce qui était trop cher à
automatiser il y a trois ans devient rentable : lire un document et comprendre de quoi il s'agit,
préparer une réponse, recouper des données que personne n'avait le temps de rapprocher. La partie
difficile reste la même, et elle n'est pas dans le modèle. Elle est dans la connaissance de ce qui se
passe vraiment chez vous.
Ce qui n'a pas changé : un outil qui n'est pas utilisé six mois plus tard n'a rien
résolu, même s'il a très bien fonctionné le jour de la démonstration.